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Révision constitutionnelle : l’APR dénonce une « forfaiture politique » et exige un référendum

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Réuni à Dakar, le Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (APR) a vivement critiqué le projet de révision constitutionnelle porté par la majorité parlementaire. Le parti de l’ancien président Macky Sall dénonce une réforme engagée sans concertation et réclame la consultation directe du peuple sénégalais par voie référendaire.ÉcritureL’Alliance pour la République (APR) hausse le ton contre le projet de révision constitutionnelle annoncé par la majorité parlementaire. À l’issue d’une réunion de son Secrétariat exécutif national (SEN) tenue à Dakar le 13 juin 2026, le principal parti de l’opposition a publié un communiqué particulièrement critique à l’égard de l’initiative des députés de Pastef. Dans sa déclaration, l’APR estime que le Sénégal traverse actuellement une période difficile marquée par la dégradation des conditions de vie des populations, la baisse du pouvoir d’achat, la montée du chômage, les coupures récurrentes d’électricité et des incertitudes économiques persistantes. Pour les responsables du parti, ces préoccupations devraient constituer les véritables priorités du gouvernement.

Le SEN considère dès lors que l’engagement d’une réforme constitutionnelle ne répond à aucune urgence nationale. Selon l’APR, la proposition de loi annoncée par le Bureau de l’Assemblée nationale constitue une « énième forfaiture politique » et s’inscrit dans une logique de confiscation de la souveraineté populaire. Le parti dénonce également l’absence de concertation préalable avec les forces politiques, la société civile, les universitaires et les organisations professionnelles. Une méthode qui, selon lui, est incompatible avec l’esprit d’une réforme constitutionnelle destinée à modifier les fondements de l’organisation institutionnelle du pays.L’APR pointe par ailleurs une « lutte de paternité » entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale autour de cette réforme. Le communiqué évoque des rivalités internes au sommet de l’État, estimant que l’initiative parlementaire vise à supplanter celle du président de la République, dont le projet de réforme avait déjà été soumis pour avis au Conseil constitutionnel.

Pour les responsables de l’ancien parti au pouvoir, la refondation des institutions sénégalaises exige un large débat national ainsi qu’une consultation populaire. Ils jugent inacceptable que des modifications constitutionnelles importantes puissent être adoptées uniquement par la voie parlementaire sans l’approbation directe du peuple.« Une Constitution n’appartient ni à un gouvernement, ni à une majorité parlementaire, ni à une coalition politique. Elle appartient au peuple sénégalais », affirme notamment le communiqué.L’APR réclame ainsi l’organisation d’un référendum pour toute réforme touchant à la Constitution. Le parti appelle également les forces politiques de l’opposition, les organisations de la société civile, les syndicats, les mouvements de jeunesse, les intellectuels et les universitaires à se mobiliser pour défendre ce qu’il qualifie de souveraineté populaire. Estimant que cette révision constitutionnelle ne constitue pas une réponse aux préoccupations des Sénégalais, l’APR promet de poursuivre son combat contre ce qu’elle considère comme une tentative de passage en force et réaffirme que le peuple doit demeurer l’unique arbitre de l’évolution de la loi fondamentale.

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