Présidant la cérémonie officielle marquant le centenaire de la naissance de l’ancien chef de l’État Abdoulaye Wade, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rendu un vibrant hommage à celui qu’il considère comme une figure majeure de l’histoire nationale.
Dans son allocution, le chef de l’État a rappelé que Me Wade est né en 1926, à une époque où le Sénégal n’était pas encore indépendant. Une manière, selon lui, de souligner que le parcours de l’ancien président est plus ancien que la République elle-même.
Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur le caractère national de l’héritage de l’ancien dirigeant. « Le président Wade n’appartient pas seulement au Parti démocratique sénégalais (PDS), il appartient à toute la Nation », a-t-il déclaré.
Le président de la République a ensuite mis en avant plusieurs qualités de l’ancien chef de l’État. Il a notamment cité sa patience et sa résilience, rappelant les quatre échecs successifs de Me Wade à l’élection présidentielle avant sa victoire historique de 2000. Pour lui, ce parcours constitue une source d’inspiration pour la jeunesse sénégalaise. « Rien de durable ne naît dans la précipitation », a souligné Bassirou Diomaye Faye, estimant que l’ascension politique de Me Wade illustre l’importance de la persévérance face aux obstacles.
Le chef de l’État a également salué son respect de l’adversaire politique. À ce titre, il a évoqué le geste de Me Wade allant présenter ses salutations à la mère de l’ancien président Abdou Diouf en pleine campagne électorale. Il a aussi rappelé qu’après sa défaite à la présidentielle de 2000, Abdou Diouf avait bénéficié de tous les égards dus à son rang de la part de son successeur.
« La démocratie est une flamme que l’on se passe de main en main. On peut s’opposer sans se déchirer », a affirmé Bassirou Diomaye Faye, avant de présenter une troisième vertu de Me Wade : la primauté accordée à la Nation et au continent africain tout au long de son engagement politique.























