Le chef de l’État a délivré un discours éminemment politique après la prière de la Tabaski qu’il a effectuée à la grande mosquée de Dakar. Même s’il a eu une pensée pour la communauté chrétienne qui vient de célébrer la Pentecôte et les Sénégalais en général qui malgré la conjoncture économique difficile ont perpétué le sacrifice du prophète Ibrahim (Paix et Salut sur lui), le chef de l’État pense que l’enseignement à tirer du sacrifice d’Ibrahim est «qu’il faut savoir renoncer à une part de soi pour ce qui est plus grand que soi». Il s’agit là, à l’en croire, d’une leçon de foi, «une leçon de civisme qui parle à la République que nous voulons bâtir». Un message à peine voilé qui sera certainement décrypté par son ex premier ministre qu’il a récemment remplacé. Alors qu’il a reproché à ses camarades de parti lors de sa dernière rencontre avec la presse de personnifier le Projet. Or, il estime que leur objectif initial a été dévoyé.



















