Home ACTUALITÉS Diaspora Bonds – PASTEF fait porter le risque au peuple Par Abdoulaye...

Diaspora Bonds – PASTEF fait porter le risque au peuple Par Abdoulaye VILANE

390
0

Parti Socialiste du Sénégal – Note à la presse

Objet : Diaspora Bonds – PASTEF fait porter le risque au peuple

Porte-parole : Abdoulaye VILANE Date : 14 septembre 2025

Quand l’État demande à ses enfants d’éteindre l’incendie

Le 18 septembre, le gouvernement lancera ses Diaspora Bonds et ses « bons citoyens et patriotiques ». Présentés comme une grande innovation, ils ne sont en réalité que l’aveu d’un échec : les caisses sont vides et les partenaires financiers internationaux ne font plus confiance au Sénégal. FMI, bailleurs, marchés : tout le monde a fermé les robinets. Alors, l’État se tourne vers sa diaspora, qui envoie déjà chaque année des milliards pour faire vivre des familles et soutenir l’économie.Un piège maquillé en patriotismeÀ première vue, les taux semblent séduisants : jusqu’à 6,95 % sur 10 ans. Mais derrière les chiffres, voici la vérité :Un coût exorbitant pour l’ÉtatS’endetter à ces conditions, c’est alourdir encore la dette publique. Demain, ce sont toujours les Sénégalais qui paieront la facture, à travers les impôts ou la réduction des services publics.Un risque de change qui pèse sur la diasporaImaginez : un Sénégalais de la diaspora prête aujourd’hui 100 dollars. Avec le taux actuel, cela fait 50 000 FCFA. Dans 5 ou 10 ans, quand l’État remboursera, il rendra toujours 50 000 FCFA. Mais si entre-temps le dollar monte, ces 50 000 FCFA ne vaudront plus que 83 dollars. Autrement dit : la diaspora perd 17 % de son épargne.👉 L’État s’est protégé, mais le sacrifice retombe sur le peuple.Un manque de clarté sur l’utilisation des fondsOù ira cet argent ? Servira-t-il à construire des hôpitaux, des routes, des écoles ? Ou bien simplement à payer les factures du quotidien et combler le déficit ? Sans transparence, ce mécanisme devient une loterie sur le dos de nos compatriotes.Un gouvernement qui fuit ses responsabilitésLe Parti Socialiste dénonce cette approche dangereuse : un État ne doit pas transformer sa diaspora en bouclier financier.Nos compatriotes à l’étranger ne sont pas des spéculateurs, mais des travailleurs qui envoient déjà l’équivalent de 10 % du PIB en transferts chaque année.Les exposer aux aléas du marché des devises, c’est les tromper et les affaiblir.Derrière les discours de patriotisme, il y a une réalité : c’est un nouvel emprunt lourd, sans vision, sans garanties.La position du Parti SocialisteLe PS le dit clairement :Ce n’est pas une solution, c’est une fuite en avant.On ne finance pas un pays avec des slogans, mais avec de la crédibilité et des réformes sérieuses.Si le gouvernement veut mobiliser la diaspora, il doit le faire avec respect et justice : obligations libellées en devises fortes, affectées à des projets productifs et suivies par un contrôle citoyen.ConclusionNos compatriotes de la diaspora méritent mieux que des promesses creuses.Le Sénégal n’a pas besoin d’« emprunts patriotiques » pour masquer l’échec d’une gestion, mais d’une gouvernance rigoureuse, transparente et tournée vers l’avenir.Avec ces Diaspora Bonds, PASTEF fait porter à ses propres enfants les conséquences de son incompétence.Abdoulaye VILANEPorte-parole du Parti Socialiste

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here