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Mali: la trêve que le gouvernement aurait signé avec les jihadistes sur le point d’expirer

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Au Mali, le gouvernement aurait signé une trêve avec les jihadistes », affirme un membre du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif des militaires au pouvoir.

Cet arrangement négocié il y a un mois lors de la libération par le JNIM d’un otage émirati contre la somme record de 50 millions de dollars est toutefois sur le point d’expirer.

Dans la perspective de la fin de cette trêve, qui n’a jamais été reconnue par les autorités, les jihadistes avaient annoncé la semaine dernière qu’ils allaient intensifier leurs actions.

« Nous sommes inquiets. La trêve négociée entre les jihadistes et le gouvernement a permis cette reprise, or nous apprenons que cette trêve s’achève », indique à l’AFP un élu de la région de Sikasso (sud-est).

« S’il le faut nous allons signer une vingtaine de trêves si c’est utile pour le bonheur de nos populations », lance de son côté à l’AFP le membre du CNT.

Les vols humanitaires, interrompus au plus fort de la crise faute de carburant, ont repris environ trois fois par semaine « à destination des régions du nord et du centre », a indiqué à l’AFP une source au sein d’une ONG.

La situation reste encore difficile dans le reste du pays, où plusieurs localités du sud et du centre sont sous blocus jihadiste et où les convois de carburant tardent à arriver.

A Sikasso (sud-est), relativement épargnée ces dernières semaines, « la situation s’est empirée », témoigne un habitant.

« Hier (jeudi) soir, seulement quatre stations servaient du carburant, créant de longues files d’attente. Nous avons l’impression que tout a été conduit vers Bamako », poursuit-il.

A Ségou et Mopti (centre), le rationnement est toujours pratiqué sur le carburant.

Un habitant de Mopti joint par l’AFP affirme que « depuis septembre, aucune station n’a été approvisionnée ». « Nous n’avons pas d’électricité et des problèmes d’eau sont venus s’ajouter à tout cela », dit-il.

« Le Mali ne se limite pas à Bamako », peste-t-il

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