Le 24 juin 2026, la République du Sénégal a choisi de distinguer la beauté de l’authenticité, du raffinement, de la créativité et de l’effort constant. Elle a élevé au grade de Chevalier de l’Ordre National du Lion une femme qui a fait de l’élégance une économie et du détail une doctrine : Madame Diouck Ndèye Tabaski Thiam. L’Ordre National du Lion n’est pas un ornement. Institué en 1960, il couronne les existences et les engagements au service de la Nation. Le grade de Chevalier consacre celles et ceux qui n’ont jamais transigé avec l’exigence. Ce jour-là, l’État n’a pas honoré un simple nom. Il a reconnu une vision : celle d’une Afrique qui crée, qui rayonne, sans renier son identité.
TABASKI. RACINE. CHEVALIER.
Trois Noms. Une Légende. Une République ReconnaissanteDes Racines, la Soie et le Feu Tabaski. Racine. Quatre syllabes qui s’imposent avec évidence. Tabaski, prénom de la grand-mère. Racine, nom de l’arrière-grand-père. De cette filiation est née la marque : Tabou Racine. Enracinée, affirmée, précise. Madame Ndèye Tabaski Thiam voit le jour à Khombole, ville aux allées rectilignes qui lui donnent une allure singulière. Puis la vie l’appelle au large. À 3 ans, Lomé. Ensuite Cotonou, Douala, Brazzaville. L’Afrique Centrale lui transmet sa langue directe, franche, sans détour. Ce n’est pas de la rudesse, c’est juste un signe de clairvoyante détermination. Une véritable « niakesse » !!! Elle en fera sa boussole d’entrepreneure. Le Sénégal la rappelle à l’adolescence. Auprès de son grand-père Mass Diokhané d’abord, puis de son oncle Talla Diokhané, instituteur à Diourbel. Au sein du cercle matriarcal, elle intègre l’école du silence et de la tenue. Deux figures la façonnent. Maguette, de culture Ceddo, force et détermination. Nagué, de tradition Mouride, emplie de grâce et mesure, gardienne des Thiourayes. L’une lui transmet le feu. L’autre, le parfum. Entre ces deux héritages se dessine une femme forte, intense et maîtresse d’elle-même.Très tôt, elle touche le cuir. Elle coupe, elle coud, elle vend. Elle conquiert son autonomie. Après le baccalauréat, sciences économiques à Dakar. Puis Paris. Le cinéma, l’immobilier, la gastronomie, la mode, le luxe. Sous la guidance de Monsieur Julien Drahy, elle retient ce principe : « On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. » Le beau est une stratégie. Le raffinement, une méthode.Des Ailes, le Cuir et l’Audace 1994. Retour à Dakar. Elle fonde l’Entreprise Racine, puis Racine Communication. Elle introduit au Sénégal la communication par l’objet. Non comme un accessoire, mais comme un hommage. Traiter le client comme un partenaire respecté : avec rareté, avec soin, avec ponctualité. La qualité devient exigence. Le détail, signature.Autour de ce noyau, un ensemble cohérent se structure. Racine Duty Free s’impose à Bamako et dans d’autres aéroports africains. L’aéroport cesse d’être un simple couloir pour devenir une vitrine. Une vitrine des « Villes-Monde » dont elle se sent naturellement citoyenne à part entière. La Villa Racine, boutique-hôtel érigée avec goût au cœur de Dakar, présente sa maroquinerie, sa bagagerie et son art de vivre. Olfactif By Tabou Racine installe ensuite l’Afrique dans l’univers des parfums de niche. Oud profonds. Thiourayes. Mémoire des alcôves traditionnelles. L’ensemble porte une même cohérence : le rapport de l’être au bien-être. Son credo : « Le plaisir de la perfection. » Non pas un luxe ostentatoire, mais un luxe d’intention. Des objets qui ont un sens. Des lieux qui ont une âme. Des senteurs qui ont une histoire.La créativité qui se monnaye en Respect Membre fondatrice du CIS, Club des Investisseurs Sénégalais, Madame Ndèye Tabaski Thiam a contribué à déplacer les lignes. Elle a exigé du beau, du durable, du pensé, dans la communication d’entreprise. Elle a transformé l’accessoire en levier. L’objet en langage. Sa formule fait autorité : « Nous n’avons pas besoin de bousculer la tradition pour être modernes. Il faut s’adapter, sans perdre notre identité. » C’est toute la ligne de Tabou Racine : moderne par l’enracinement, universelle par l’ancrage africain. Elle le dit avec fermeté : « La femme sénégalaise est une superwonderwoman. » Hier, colonne vertébrale du foyer. Aujourd’hui, colonne vertébrale de l’économie. Elle ne sollicite pas sa place. Elle la construit, point par point, objet par objet. Ndèye Tabaski, Madame Diouck, n’a pas que des relations. Elle EST UNE RELATION !!! Le Chevalier de l’Ordre du Lion, ou la Force Tranquille Récompensée Distinguer Madame Ndèye Tabaski Thiam, c’est reconnaître une alchimie : transformer l’expérience en valeur. Khombole, Diourbel, Paris, Dakar vécus comme autant d’épreuves, de relèvements, de volonté, d’audace et de goût pour la liberté…d’entreprendre. Décorer Madame Ndèye Tabaski Thiam, c’est reconnaître une ambition, c’est labelliser l’élégance africaine. C’est raconter nos histoires avec nos mains, nos cuirs, nos senteurs. C’est inscrire l’Afrique dans le « temps du monde », sans solliciter d’autorisation. Elle n’a pas couru après la médaille. Elle a poursuivi le travail bien fait. La République l’a reconnue. Ce ruban est plus qu’une décoration. C’est la consécration institutionnelle d’une créativité à valeur ajoutée. Celle qui crée des emplois, des standards, des désirs. Celle qui fait entrer l’Afrique dans les vitrines du monde, la tête haute.Olfactif By Tabou Racine : L’Odeur de l’Avenir Aujourd’hui, elle est Chevalier. Mais son titre le plus constant, demeure : bâtisseuse de beautés. J’aime affirmer pour ma part et avec une douce ironie, que Madame Ndèye Tabaski Thiam est une beauté qui a bâti le luxe. Et c’est avec la même grâce et la même générosité, qu’elle est à la fois bâtisseuse, génitrice, éducatrice, épouse et mère, attentive et protectrice de ses enfants.Aux jeunes femmes qui hésitent et qui doutent, regardez cette trajectoire, apprenez de cette histoire. On peut. Il faut. On doit. Loin des récurrents « Y’a Qu’à » et « Faut qu’on », on doit à l’Afrique qui entreprend, de convaincre ses fils et filles, que le beau n’est pas un luxe. C’est une arme douce. Des armes dont Madame Diouck Tabaski Thiam avait forgé avec force conviction des racines pour grandir et des ailes pour voler, libre à travers le Monde. Résolument. Et en toute élégance. C’est là que l’exigence patriotique rejoint l’élégance morale. Jean Pierre CORREA






















