Face aux tensions politiques et institutionnelles qui secouent le Sénégal depuis plusieurs semaines, plusieurs organisations de la société civile, syndicats, universitaires et intellectuels ont lancé, ce 10 juin 2026 à Dakar, un appel solennel au respect de l’État de droit, à la préservation de la stabilité républicaine et de la paix civile.
Les signataires estiment que la crise née du limogeage de l’ancien Premier ministre, de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale et des divergences apparues entre le chef de l’État et la majorité parlementaire a créé une situation institutionnelle inédite dans l’histoire politique du Sénégal.
Dans leur déclaration, ils soulignent notamment les interrogations juridiques entourant la réintégration du député Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale ainsi que la validité des actes qui en ont découlé, dont son élection à la tête du Parlement. Selon eux, ces questions doivent être tranchées exclusivement par les institutions compétentes, en particulier le Conseil constitutionnel, et non par le rapport de force politique ou les pressions de la rue.
Les auteurs de l’appel invitent ainsi les acteurs politiques à faire preuve de retenue et de responsabilité, tout en laissant aux juridictions le temps nécessaire pour examiner les recours en cours. Ils considèrent que cette démarche est indispensable pour éviter toute escalade susceptible d’affecter durablement la stabilité des institutions et la cohésion nationale.
Ils appellent également à la reprise du dialogue et à de nouvelles concertations entre les différentes parties prenantes afin de privilégier des solutions conformes aux principes démocratiques et à l’État de droit. Les signataires rappellent enfin que les défis sécuritaires et géopolitiques auxquels la sous-région est confrontée imposent aux responsables politiques de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des considérations partisanes.
Cet appel est notamment signé par plusieurs plateformes de la société civile, dont le PACTE, la PF AnE, le Forum Social Sénégalais, le GRADEC, ENDA GRAF Sahel, LEGS Africa, ainsi que plusieurs centrales syndicales parmi lesquelles la CNTS, la CNTS/FC, la CSA et l’UNSAS. �
APPEL AU RESPECT DE L’ETAT DE DROIT 10 juin 2026.pdf


















