Tout d’abord, il convient de le rappeler : dans ses propres vidéos, Pape Abdoulaye Touré incrimine directement la Gendarmerie. Il accuse sans discernement une institution entière, respectée pour son professionnalisme et son attachement à la loi.C’est une dérive grave et irresponsable. La Gendarmerie nationale n’est pas un instrument politique : c’est une force républicaine au service de la Nation, qui agit sous l’autorité de la justice et dans le strict respect du droit.1. *Les faits* M. Pape Abdoulaye Touré affirme avoir été arrêté devant son domicile par des civils identifiés comme nervis, accompagnés de deux gendarmes. Il déclare ensuite avoir été conduit dans une position de la gendarmerie située à Liberté 6 Extension, à une dizaine de mètres de son lieu d’arrestation, où il aurait été torturé.Dans une vidéo publiée sur YouTube, M. Touré accuse une association de gendarmes et de nervis, agissant selon lui avec la complicité de M. Pape Malick Ndour, d’avoir perpétré ces actes. Toujours selon ses déclarations, M. Ndour se trouvait ce jour-là dans les locaux de Sen TV donc n’était pas sur les lieux mais aurait donné des instructions aux auteurs présumés.2. *Premier acte : Reconnaissance des lieux* La Section de Recherches doit organiser une reconnaissance des lieux en présence de M. Touré, afin qu’il indique :L’endroit exact de son arrestation.La position où il aurait été conduit.L’emplacement supposé des gendarmes qu’il accuse (qu’il estime à une trentaine).Cette reconstitution sur le terrain est indispensable pour confronter ses déclarations aux réalités matérielles.3. *Deuxième acte : Identification des gendarmes présents* À partir des éléments géographiques fournis, il serait opportun que la gendarmerie produise une note d’information interne précisant :Les agents en poste à cette position au moment des faits.Leurs missions et déplacements enregistrés ce jour-là.Cela permettra à la Section de Recherches d’identifier les gendarmes impliqués et de vérifier, après enquête, si des actes de torture ont été commis par certains d’entre eux.4. *Troisième acte : Établir les faits de torture et la complicité civile* Une fois les gendarmes identifiés, l’enquête devra permettre :De déterminer si des actes de torture ont bien été commis.De confirmer ou d’infirmer la présence de civils (nervis) lors de cette opération.D’évaluer les responsabilités partagées dans l’exécution de ces actes, y compris la participation anormale de civils à une opération de force publique.Enfin, il s’agira de savoir de quelle manière M. Pape Malick Ndour aurait participé à ces faits en tant que complice présumé. La complicité suppose juridiquement :Un acte matériel de participation (conseil, instruction, logistique, provocation, etc.).Une intention délibérée de favoriser la commission de l’infraction.5. *Quatrième acte : Analyse des communications entre les protagonistes* Ce n’est qu’à l’issue de ces étapes qu’un lien entre les faits et M. Pape Malick Ndour pourrait être envisagé. Il conviendra alors de recourir à :Des réquisitions téléphoniques et informatiques (listings d’appels, messages, géolocalisation).Des réquisitions physiques (vidéosurveillance, présence effective dans les lieux mentionnés).Ces éléments permettront d’établir s’il y a eu contact, coordination ou échange entre M. Ndour, les gendarmes et les nervis durant la période concernée.6. *Commentaire : Le risque d’une instrumentalisation politique* Procéder dès à présent à l’arrestation ou à l’audition du ministre Pape Malick Ndour sans que les faits de torture aient été établis et avant que les auteurs présumés directs (les gendarmes identifiés) n’aient été entendus constituerait une grave entorse à la logique procédurale.Un tel renversement de l’ordre d’enquête pourrait être perçu comme une manœuvre politique, compromettant la neutralité de la justice et alimentant l’idée d’une instrumentalisation des institutions judiciaires à des fins partisanes.Il est juridiquement incohérent de viser un complice supposé sans avoir prouvé l’infraction principale ni identifié ses auteurs directs. Alors que les supposés principaux acteurs, selon Pape Abdoulaye Touré, sont des gendarmes facilement identifiables car collègues des agents de la section recherche.ConclusionLa recherche de la vérité et la préservation de l’état de droit exigent une démarche rigoureuse et respectueuse de la procédure :Établissement des faits matériels.Identification des agents impliqués.Vérification des actes délictueux et de leur cadre d’exécution.Analyse des complicités éventuelles fondée sur des preuves objectives.Toute tentative de précipiter une action judiciaire contre un acteur politique avant que la chaîne des responsabilités soit établie ne peut que nuire à la justice et à la confiance des citoyens dans les institutions.Je précise que je suis apolitique et je ne suis mû que par l’éclaircissement de la vérité.

























